170 000 tonnes de déchets électroniques (ou « D3E ») seraient générées chaque année au Ghana, dont 20 000 tonnes importées majoritairement via des flux illégaux en provenance d’Europe. Un tiers de cette quantité serait acheminé à la décharge d’Agbobloshie, considéré comme l’un des lieux les plus pollués au monde. Avec une capacité de traitement et de recyclage inférieure à 60T/an, le secteur apparait désarmé pour faire face à cette situation. Le gouvernement ghanéen mène depuis trois ans une stratégie de structuration et régulation de sa filière D3E : instauration d’un cadre légal moderne ; création d’une taxe à l’importation ; plan de création de centres de collectes publiques ; appui aux entreprises de traitement ; construction d’une usine de recyclage.  Au regard de l’expertise française dans le domaine du traitement des déchets, une coopération franco-ghanéenne sur le sujet mériterait d’être appuyée.

170 000 tonnes de déchets électroniques (ou « D3E ») seraient générées chaque année au Ghana, dont 20 000 tonnes importées majoritairement via des flux illégaux en provenance d’Europe. Un tiers de cette quantité serait acheminé à la décharge d’Agbobloshie, considéré comme l’un des lieux les plus pollués au monde. Avec une capacité de traitement et de recyclage inférieure à 60T/an, le secteur apparait désarmé pour faire face à cette situation. Le gouvernement ghanéen mène depuis trois ans une stratégie de structuration et régulation de sa filière D3E : instauration d’un cadre légal moderne ; création d’une taxe à l’importation ; plan de création de centres de collectes publiques ; appui aux entreprises de traitement ; construction d’une usine de recyclage.  Au regard de l’expertise française dans le domaine du traitement des déchets, une coopération franco-ghanéenne sur le sujet mériterait d’être appuyée.