L’excédent de notre solde commercial s’accroît en dépit d’une contraction de nos exportations en glissement annuel. Le taux de couverture s’accroît mécaniquement et  passe de 116% en 2017 à 119% en 2018. Avec plus de 10% de nos exportations, les véhicules automobiles restent notre premier poste d’exportation vers Israël qui n’est que le 50ème client de la France et son 48ème fournisseur.  Dans le même temps, la France est le 8ème  fournisseur d’Israël et son 9ème client.

 1. L'excédent de notre solde commercial s'accroit en dépit d'une contraction de nos exportations  (- 4,8%)

Après avoir progressé de 13% en 2017, les flux de biens entre les deux pays se sont contractés en 2018 de 4,8% pour ce qui est de nos exportations vers Israël et de 7,2% dans le sens contraire. Le montant de nos exportations s’élève ainsi à 1,45 Md€ et celui de nos importations à 1,21 Md€.  Il en résulte une progression de notre excédent commercial (234 contre 215 M€ en 2017). (c.f. annexe 1 et 3).

                         schema echanges

a/ Les flux de la filière agroalimentaire, qui progressent de 7%, ne représentent cependant que 10% du total de nos exportations (cf : annexe)

Avec 11,5% du total et bien qu’elles stagnent, les exportations de véhicules automobiles, notamment de véhicules utilitaires, restent notre premier poste d’exportations vers Israël. Après une demande record sur le marché automobile en 2017 en raison de l’arrivée à échéance de mesures d’incitation fiscale, cette stagnation doit cependant être considérée comme un succès dans un marché très concurrentiel. La mauvaise tenue de la filière « Matériels de Transport » est avant tout due à une baisse très sensible (-27,1%) du poste « aéronefs et engins spatiaux ». Ce poste ne représente que 3,7% du total de nos ventes en raison de l’exclusivité donnée par la compagnie historique EL AL à Boeing. Les A321Néo et A330Néo (3 chacun), qui devraient être livrée à ARKIA d’ici à 2020, donneraient à ce poste un poids plus conforme à la place de l’industrie aéronautique dans notre commerce extérieur.

Premier contributeur avec 45% du total de nos exportations, la filière « Autres produits industriels » stagne quant à elle d’une année à l’autre. La baisse des flux de « parfums et produits pour la toilette » (- 4,3%), des « préparations pharmaceutiques » (- 2,7%) et des « autres produits chimiques » est compensée par une progression de ceux des « produits métallurgiques » (+ 29%)  et des « produits en caoutchouc et en plastique » (+ 12%). Avec 113 M€, les parfums et produits pour la toilette restent notre second poste d’exportation et forment le segment le plus dynamique au sein de la catégorie des produits chimiques, parfums et cosmétiques.

Dans le même temps, la filière « Equipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique », qui représentent respectivement 25% du total,  enregistrent une diminution proche de 10% en g.a.

Enfin, nous aurions tort d’occulter la très bonne performance des exportations de viande fraîche qui ont plus que doublées depuis que nous avons obtenu la reconnaissance de l'équivalence des systèmes d'inspection sanitaire et le pré-listing des établissements en 2016.  Le poste « Viandes de boucherie et produits d'abattage » a ainsi progressé de 117% en g.a à 20 M€.

                              exp

b/ A l’instar de 2017, plus de la moitié des importations françaises en provenance d’Israël est constituée par des produits industriels de la catégorie « autres »

Avec plus de 30%, les produits chimiques (215 M€) constituent le poste le plus important de cette catégorie. La catégorie des « équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique » reste aussi à un niveau élevé (280 M€) et relativement stable (- 4%).  En baisse de 11,3%, de 160 à 140 M€,  les produits informatiques, électroniques et optiques en sont la principale composante.

La contraction des importations de produits agricoles (-23,7%) ainsi que celles de produits pharmaceutiques (-14.6%) contribue à la tendance baissière constatée.

                               imp

2. Les services prennent une part de plus en plus importante dans nos échanges avec Israël

A l’instar de la plupart des pays de l’OCDE, l’économie israélienne relève très majoritairement des activités de services. En Israël, la balance des services est structurellement excédentaire depuis le début des années 2000, fait largement lié à une spécialisation dans des secteurs à forte intensité technologique : les statistiques israéliennes montrent que les services high tech (liés au numérique et à la R&D) dégagent un excédent d’environ 10 Md$, essentiellement avec les marchés américain et européen. Les chiffres d’Eurostat  pour l’année 2017, dernière année connue, montrent que la part des services dans nos échanges avec Israël augmente de manière significative et sont désormais supérieurs à 30% de nos exportations de biens (c.f. annexe 2).

 

 

2013

 2014

2015

2016

 2017

Exportations françaises vers Israël

233

304

366

470

 541

Importations françaises depuis Israël

388

442

508

544

 738

Solde

-155

-138

-142

-74

 -197

Part des services dans les échanges bilatéraux

21%

23,9%

23,2%

25,9%

31,2%