Alors que les dernières prévisions de l’OCDE tablent sur un ralentissement de la croissance planétaire en 2019 et en 2020, la start-up nation se distingue par un dynamisme qui trouve notamment son origine dans son appétence intacte pour les projets innovants. C’est ainsi qu’Israël passe de la 10ème à la 5ème place, sur un total de 50, dans le classement publié fin janvier par  Fondé sur les résultats de 50 pays dans 6 activités liées à l’innovation, Bloomberg il porte Israël à la 5e place du classement, contre 10e l’année passée. Israël rejoint désormais les meilleurs élèves en matière d’innovation, derrière la Suisse (4e), la Finlande (3e), l’Allemagne (2e), la Corée du Sud (1er), et devant les Etats-Unis (8e).

  • Israël est le pays qui consacre la plus grande part de son PIB à la R&D, relayée par un écosystème israélien en bonne santé

Grâce à l’attention qu’elle porte à la R&D, la start-up nation israélienne se place en première position dans ce domaine, suivie par la Corée du Sud, globalement portée par les investissements de Samsung. Les dépenses d’Israël dans la R&D sont significatives, puisqu’elles représentent 4% du PIB du pays depuis une dizaine d’années (source : Trésor). D’ailleurs, Israël est fort d’un écosystème riche et efficace pour valoriser ces dépenses, avec plus de 7000 jeunes pousses, 300 centres de recherche et plusieurs universités d’excellence. (Source : bpi France)

  • Une main d’œuvre productive, et particulièrement active dans le secteur de la recherche

Israël est le deuxième pays avec la plus forte concentration d’employés dans le secteur de la recherche, derrière le Danemark (1er) et devant la Suisse (3e). Selon le rapport Bloomberg 2015, ces petits pays ont pour point commun une forte ouverture internationale de leur secteur technologique (biens, services, investissements, main d’œuvre). Cela leur permet d’attirer et de concentrer des talents du monde dans un secteur précis comme les produits pharmaceutiques pour le Danemark ou le software pour Israël, dont le bon classement est également cohérent avec le fort degré d’ouverture international de la tech israélienne (plus de 70% des investissements dans la R&D sont issus de financements étrangers).  Par ailleurs, la productivité de cette main d’œuvre est très satisfaisante puisqu’Israël est classé huitième en la matière, derrière l’Irlande (1er), la Finlande (5e) ou la Suisse (7e). Cette évaluation est intéressante dans la mesure où elle met en évidence le fossé qui sépare le secteur tech israélien et le reste de son économie en la matière (la productivité globale dans l’économie israélienne est très en-deçà de la moyenne de l’OCDE). En 2015, Israël occupait déjà la quatrième position du classement Bloomberg quant au nombre de diplômés du supérieur en sciences et en ingénierie qu’il comptait.

  • Une forte concentration des entreprises high-tech en Israël, pays émetteur de demandes de brevets.

Les investissements d’Israël dans la R&D, associés à la qualité de sa main d’œuvre, en font un pays d’accueil privilégié pour les entreprises high-tech, dont la forte concentration en Israël porte le pays à la cinquième place du classement dans ce domaine, derrière les Etats-Unis (1er),  la France (2e), l’Allemagne (3e), et la Corée du Sud (4e).  Leurs inventions sont protégées par l’Etat israélien, classé quatrième lorsqu’il s’agit du nombre de demandes de brevets déposées et acceptées dans le pays (par million d'habitants et par million de dollars de dépenses en R&D).

Le classement reflète l’efficacité de l’écosystème d’innovation israélien et la bonne dynamique des dernières années : le poids des entreprises high-tech en Israël dans l’économie augmente, notamment en raison de la présence croissante des centres de R&D de multinationales étrangères. Le nombre de demandes de brevets déposés cette année est également un indicateur intéressant, d’autant que ce critère restait un des points faibles d’Israël en 2015, lorsque que le pays occupait la 31e place du classement dans cette même catégorie. Malgré la qualification et la productivité de la main d’œuvre, et l’inventivité des israéliens, le pays accuse un retard en matière de valeur ajoutée de sa production manufacturière, où il est classé 33e.