SommaireInfrastructuresAccord de coopération entre la mairie de Tokyo et l’arrondissement de Koto (Tokyo) pour l'approvisionnement en électricité via des bus à pile à combustible en cas d'urgenceDéveloppement d’un système de contrôle de la surface des routes par le MIC, Honda et Nexco WestEnergieCréation d’un marché de certificats énergétiques par le METIProjet de démonstration d’une Centrale Électrique Virtuelle dans des écolesLes gros consommateurs font jouer la concurrence entre fournisseurs d'électricitéLe Japon va aider l’Inde à développer ses infrastructures liées au GNLTransportsProjet d'agrandissement du 3ème terminal de l’aéroport de NaritaLe gouvernement japonais lance une démonstration sur les bateaux autonomesInfrastructuresAccord de coopération entre la mairie de Tokyo et l’arrondissement de Koto (Tokyo) pour l'approvisionnement en électricité via des bus à pile à combustible en cas d'urgenceLe bureau des transports de la mairie de Tokyo (Tokyo Metropol

Sommaire

  • Infrastructures
    • Accord de coopération entre la mairie de Tokyo et l’arrondissement de Koto (Tokyo) pour l'approvisionnement en électricité via des bus à pile à combustible en cas d'urgence

    • Développement d’un système de contrôle de la surface des routes par le MIC, Honda et Nexco West

  • Energie
    • Création d’un marché de certificats énergétiques par le METI

    • Projet de démonstration d’une Centrale Électrique Virtuelle dans des écoles

    • Les gros consommateurs font jouer la concurrence entre fournisseurs d'électricité

    • Le Japon va aider l’Inde à développer ses infrastructures liées au GNL

  • Transports
    • Projet d'agrandissement du 3ème terminal de l’aéroport de Narita

    • Le gouvernement japonais lance une démonstration sur les bateaux autonomes

Infrastructures

Accord de coopération entre la mairie de Tokyo et l’arrondissement de Koto (Tokyo) pour l'approvisionnement en électricité via des bus à pile à combustible en cas d'urgence

Le bureau des transports de la mairie de Tokyo (Tokyo Metropolitan Government) et l’arrondissement de Koto (ville de Tokyo) ont signé un accord de coopération concernant l’approvisionnement en électricité en cas de désastre : dans l’éventualité d’une coupure d’électricité à Koto suite à une catastrophe, les bus à pile à combustible de la mairie de Tokyo approvisionneront les centres de réfugiés en électricité. C’est la première fois qu’un tel accord est signé.

Actuellement, le bureau des transports de la ville de Tokyo dispose de 5 bus à pile à combustible. En cas de désastre, un dispositif de conversion avec 6 prises peut être disposé à l’arrière des bus, permettant l’utilisation simultanée de 5 lampes, une trentaine de ventilateurs, environ 3 téléviseurs à écran à cristaux liquides, un souffleur d’air pour tente, une radio et une bouilloire électrique tout en chargeant une cinquantaine de téléphones portables.

Source : Kotsu Shimbun et Nikkei, 26 et 27 avril

Développement d’un système de contrôle de la surface des routes par le MIC, Honda et Nexco West

Le Ministère japonais des affaires intérieures et de la communication (MIC) en partenariat avec Honda et Nexco West (West Nippon Expressway Company) ont développé un système pouvant contrôler rapidement et à moindre frais l’état de la surface des routes. Le nouveau système utilise un capteur de pression des pneus ; il suffit de faire rouler une voiture normalement pour collecter des informations détaillées sur l’état de la surface. Les données sont analysées par un ordinateur capable d’afficher les dommages de la route sur une carte. Une démonstration est prévue à l’automne 2018.

Le gouvernement américain a annoncé l’investissement d’environ 1 500 Mds USD pour l’aménagement des infrastructures dans les 10 années à venir. Le Japon souhaite participer à cet élan, et le MIC et les entreprises japonaises visent à contribuer à la réparation des routes vieillissantes aux Etats-Unis. Le MIC va ainsi faire appel aux entreprises investisseuses pour créer une compagnie opératrice de ce service, dans le but de commercialiser le système auprès des collectivités locales américaines d’ici 2020.

Source : Nikkei, 2 mai

Énergie

Création d’un marché de certificats énergétiques par le METI

Le METI renforce ses efforts pour le déploiement d’une électricité n’émettant pas de CO2 lors de sa génération, i.e. d’origine nucléaire ou renouvelable. Il a annoncé la création d’un nouveau mécanisme de marché permettant aux opérateurs électriques de mettre en avant leur génération d’électricité zéro émission : ce mois-ci sera lancé un « marché de la valeur non-fossile » sur le marché d’échange de l’électricité (JEPX). Un « certificat non-fossile » sera ainsi vendu pour l’électricité faisant l’objet de FiT tels que l’éolien et le solaire, permettant aux opérateurs acquérant ce certificat de démontrer la part des EnR dans leur mix énergétique. Le revenu généré par la vente de ces certificats sera utilisé en faveur du déploiement des EnR.

Hydroélectricité au JaponPar ailleurs, le METI prévoit d’obliger les opérateurs d’électricité fournissant annuellement plus de 500 GWh à ce que 44% de leur électricité soit zéro émission d’ici 2030. Parmi les 470 compagnies d’électricité, une cinquantaine couvre environ 90% de l’électricité fournie et fera l’objet de cette mesure. Si l’objectif n’est pas atteint, le METI émettra des recommandations ou des ordres d'amélioration. Plusieurs réunions d’experts seront organisées en 2018 afin de fixer les détails.

Pour atteindre cet objectif de 44%, le redémarrage de centrales nucléaires sera crucial. Les compagnies ayant déjà redémarré des centrales pourront ainsi être avantagées – c’est le cas par exemple de Kyushu EPCO qui, à l’aide de ses centrales, génère déjà de l’électricité zéro émission à hauteur de 30%. Aussi, la réalisation de cet objectif pourrait être simplifiée pour les compagnies disposant de centrales hydrauliques de grande taille.

Source : Nikkei et NHK World, 3 mai et 7 mai

Projet de démonstration d’une Centrale Électrique Virtuelle dans des écoles

La ville de Sendai et Tohoku EPCO ont signé le 27 avril un accord de coopération pour la démonstration d’une centrale électrique virtuelle s’appuyant sur plusieurs centrales solaires et des batteries de stockage. C’est le premier projet de démonstration de centrale électrique virtuelle dans des sites d’évacuation au Japon ; les 25 écoles (primaires et collèges) équipées de ces installations feront l’objet d’une démonstration durant 3 ans, jusqu’en 2021.

Jusqu’ici, la gestion se faisait individuellement par chaque école. L’utilisation de technologies ICT permettra de détecter les anomalies sans nécessité de visiter chaque installation. Par ailleurs, en répétant une charge/décharge appropriée sur les batteries de stockage, il serait possible d’améliorer la durée de vie de celles-ci et de renforcer le système de prévention des risques.

Cette démonstration permettra à Tohoku EPCO de se préparer pour le « marché d’ajustement de l’offre et de la demande », nouveau marché d’échange d’électricité qui doit être lancé en 2021, sur lequel les surplus d’électricité solaire pourront être vendus.

Source : Nikkei, 28 avril

Les gros consommateurs font jouer la concurrence entre fournisseurs d'électricité

Suite à la libéralisation du marché de l’électricité survenue en avril 2016, la concurrence est de plus en plus sévère entre anciens fournisseurs régionaux – entrant progressivement dans d’autres régions – et nouveaux opérateurs. Si jusqu’alors la fourniture d’électricité était définie par région, les entreprises ont aujourd’hui le choix et commencent à rationaliser leur fourniture d’électricité pour abaisser leurs coûts énergétiques.

La chaîne de supermarchés Seven-Eleven revoit ainsi chaque année son fournisseur d’électricité pour chaque région. Pour 2018, la compagnie a décidé de changer de fournisseur dans plus de 3 000 magasins dans les régions de Chubu, Chugoku et Shikoku : jusqu’ici, un contrat était signé avec le fournisseur historique de chaque région (TEPCO pour Chubu, Chugoku EPCO pour Chugoku et Shikoku EPCO pour Shikoku), mais l’entreprise a fait le choix de ne plus s’approvisionner pour toute cette région que via Kansai EPCO à partir de mai. Kansai EPCO aurait en effet pu proposer un tarif plus intéressant qu’auparavant suite au redémarrage de centrales nucléaires. La compagnie va également s’approvisionner via un nouvel opérateur dans la région de Hokkaido à partir de juin, alors qu’elle passait jusqu’ici par Hokkaido EPCO. Kyushu EPCO a été choisi pour reprendre le contrat dans la région de Kyushu à partir de mai, à la place d’un nouvel opérateur. Seven-Eleven estime que cette révision permettra d’abaisser ses coûts énergétiques d’environ 10% – une économie de plusieurs milliards de JPY.

La Kubota, fabricant de machines-outils, a également commencé à réfléchir à changer de fournisseur d’électricité sur plus de 800 de ses sites productions et bureaux à travers le Japon. Visant à changer aux alentours de 2020, l’entreprise a créé une unité en son sein, désignée comme porte d’entrée pour les fournisseurs. Elle envisage d’acheter en gros pour l’ensemble de ses sites.

Les choix de ces grandes entreprises pourraient ainsi avoir un impact à terme sur la concurrence entre électriciens et motiver des baisses des prix importantes.

Source : Nikkei, 26 avril

Le Japon va aider l’Inde à développer ses infrastructures liées au GNL

Après avoir rencontré le Ministre japonais en charge de l’économie, du commerce et de l’industrie, Hiroshige Seko, le Ministre indien en charge du pétrole, Dharmendra Pradhan, a indiqué que l’Inde avait requis l’aide du Japon pour la construction d’infrastructures afin de booster l’usage du GNL en Inde et ailleurs en Asie. De fait, l’Inde cherche à accroître la part du gaz dans sa consommation d’énergie de 6,2 % actuellement à 15 % en 2030. Les deux Ministres auraient également discuté de la possibilité de développer des projets conjoints en Afrique.

Cette visite du Ministre Seko à New Delhi intervient alors que l’Inde prépare la création d’un réseau des pays asiatiques grands consommateurs de pétrole – comme la Chine, la Corée du Sud et le Japon – afin d’accroître leur pouvoir de négociation face aux pays producteurs. Les plus gros pays consommateurs de GNL, tous asiatiques, s’associent déjà de plus en plus afin d’assurer des contrats de fourniture de GNL plus souples. C’est le cas de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud, associés depuis mars 2017 sur ce sujet. Si l’Inde ne fait pas partie de ce groupement, le Cabinet indien avait approuvé en octobre un plan permettant au gouvernement de travailler avec le Japon afin de rendre les contrats d’importation de GNL de long-terme plus abordables pour les consommateurs.

Source : The Japan News, 2 mai

Transports

Projet d'agrandissement du 3ème terminal de l’aéroport de Narita

Afin de renforcer ses capacités d’accueil, l’aéroport de Narita a annoncé le 26 avril un projet d’agrandissement de son terminal 3. Inauguré en avril 2015 et d’une superficie de 66 000 m², ce terminal est dédié aux compagnies low-costs. Actuellement, cinq compagnies – dont notamment Jetstar et Spring Japan – l’utilisent.

Avec le développement des compagnies low-costs, le nombre de passagers utilisant ce terminal augmente progressivement : il a cru de 10 % en 2017 par rapport à l’année précédente, atteignant 7,64 millions de personnes. La congestion commence ainsi à être une problématique sérieuse. Avec ce projet, le nombre annuel de passagers que l’aéroport pourra accueillir sera doublé, atteignant 15 millions.

Par ailleurs, la compagnie a signé en mars 2018 un accord avec les collectivités locales autour de l’aéroport pour la construction d’une 3ème piste et la prolongation des horaires de vol de nuit. L’aéroport envisage ainsi d’améliorer sa compétitivité internationale.

Source : Nikkei et Nikkei, 27 avril

Le gouvernement japonais lance une démonstration sur les bateaux autonomes

Le gouvernement japonais commence à travailler au développement du bateau autonome – un appareil pouvant œuvrer seul avec une commande à distance, ou analyser les conditions climatiques et la situation en mer via une intelligence artificielle pour sélectionner l’itinéraire optimal. Le Japon cherche à aller plus vite que les autre pays dans le développement du bateau autonome afin de renforcer la compétitivité internationale de son industrie maritime.

Le MLIT lance un appel à projet ce mois-ci : une entreprise sera sélectionnée cet été pour débuter la démonstration et s’assurer de la sécurité du système de fonctionnement à distance. Une modification des lois concernées afin qu’un bateau puisse être opéré sans manipulation directe de l’équipage est visée pour l’année fiscale 2022. Le gouvernement japonais a pour objectif d’introduire 250 bateaux innovants (y compris des bateaux autonomes) d’ici 2025.

Des compagnies maritimes nippones comme NYK et Mitsui O.S.K ont indiqué leur motivation pour le projet. NYK a ainsi déjà commencé la R&D autour du système de détection et d’avertissement sur les possibilités de collision. Mitsui O.S.K. lance par ailleurs, en collaboration avec Rolls Royce, la démonstration d’un nouveau type de radar capable de capter un obstacle en trois dimensions, embarqué dans son ferry dans la mer interne de Setonaikai – considérée comme l’une des zones les plus congestionnées au monde.

Au Japon, 90% du transport international se fait par voie maritime. Réduire l’espace alloué à l’équipage et aux équipements liés à l’électricité peut permettre d’augmenter le volume transporté ; et réduire le poids du bateau d’améliorer sa consommation d’énergie. Aussi, le bateau autonome peut contribuer à apporter une solution au manque de main d’œuvre : d’après le MLIT, près de 60% de l’équipage des bateaux de transport domestique maritime a plus de 50 ans et, avec l’augmentation de la demande liée à la croissance économique dans les pays en développement, il est estimé qu’on viendra à manquer d’environ 20% de marins en 2025 dans le monde. Enfin, cette technologie permettra de réduire le nombre d’accidents maritimes.

Afin d’aménager l’environnement réglementaire pour l’opération de ce type de bateaux sur les routes internationales, une modification des Traités devra être étudiée au niveau de l’OMI. Une discussion entre les pays concernés, comme le Japon, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Corée du Sud sera lancée dans le cadre de l’OMI à partir de mi-mai. Elle aura pour but d’établir une directive concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle, la manipulation à distance, la conduite complètement autonome, etc. aux alentours de 2022.

A l’étranger, Rolls Royce a pour projet le développement du bateau autonome avec manipulation à distance d’ici 2030, et du bateau complètement autonome d’ici 2035. Yara International, une compagnie norvégienne de chimie, envisage de développer d’ici 2020 un container autonome pour le transport entre sa propre usine et les ports d’exportation.

Source : Nikkei, 2 mai

Les informations présentées dans cette revue d'actualité bimensuelle sont identifiées par le Pôle Développement Durable du Service Economique Régional de l'Ambassade de France à Tokyo. Elles n'ont aucune vocation d'exhaustivité. Les avis exprimés sont les résumés des articles sources.